L'utilisation de l'énergie de la rivière

 

Trois types de moulins sur la rivière de Marigny

 

moulin par dessusQuand le relief est contrasté et la rivière tumultueuse, on utilise une roue à augets. L’eau est acheminée par une goulotte en bois et agit par poids en tombant verticalement  sur la roue.

 

 

moulin au fil de l'eauSur une rivière au débit abondant et constant, le courant vient frapper une roue à palettes au fil de l’eau. 

moulin du parcA la fin du 19e siècle, au Moulin du Parc, l’énergie de l’eau a été doublée par une machine à vapeur pour moudre toute l’année.

 

 

 

 

De nombreux moulins ont existé sur la rivière et deux béliers hydraulique

situation des moulins sur la rivière

- « Nous Gui, évêque de Chalon, faisons savoir à tous ceux qui liront ces lettres, que, en notre présence et en personne, s’est présenté messire Jocerand de Marigny, chevalier, lequel, de son plein gré comme il l’a affirmé, a reconnu devant nous tenir en fief lige et perpétuel de Hugues, illustre duc de Bourgogne, sa maison forte de Marigny appelée communément Châtelet. Item il a reconnu tenir et avoir reçu en augmentation de fief trois étangs, trois moulins, un batteur et un dit batteur … » (Fait en l’an 1266, le sixième jour d’octobre).

 - Sur la carte de Jan Van Damme, Sr d’Amendale, en 1633, on peut distinguer, à supposer l’exactitude des renseignements portés sur cette représentation, un moulin et trois étangs aux Panneceaux, un moulin et un étang à la Queue de Bœuf, un étang à Montmury et un étang au Parc.

- « Trois moulins sur la dite rivière, un au hameau de Montmury, un au hameau de Baigny et un appelle le moulin de Thomasset à cinq cens pas de mon village au levant, un moulin appelle le moulin Panessot au couchant dans un petit bois à un demy quart de lieue de mon village… », Réponse du curé de Marigny pour servir à la carte de Cassini, 1754.

A la source, celui du Parc qui a vu son manque d’eau, pendant l’été, suppléé par une machine à vapeur.
Celui de Montmury, au bout de l’étang, sous le colombier visible depuis la route du Puley.
Celui de Baigny probablement indépendant de celui des Chaumiots et du petit moulin de Maumont d’en bas.
moulin de Marigny Celui qui « va » le plus : le Moulin de Marigny (appelé aussi de la planche par sa proximité de celle-ci précédemment décrite, ou aussi moulin Thomasset).
Le ou les moulins des Panneceaux. (bateor  et botoor sans doute moulin à foulon et battoir à écorces). Deux digues ont existé, la première étant située au niveau de l’étang du Batoir ce qui laisse supposer une activité de battage (du chanvre probablement) et pour terminer, le moulin de St Gelin.
Le moulin repéré Mol sur la carte de Van Damme (1633) a probablement existé, dans des temps très anciens, au dessus de La Queue de bœuf (Toponymie des lieux dits : Eclouse au Mounier et champ du Moulin).

L’enquête d’Emiland Gauthey

 

moulin des panneceauxLorsqu’il a jaugé la rivière pour estimer l’alimentation du Canal du Charolais (1781), l’ingénieur a obtenu avec peine auprès des meuniers de l’époque, les renseignements suivants :
« Suivant les informations prises, le moulin des Panneceaux peut moudre pendant six mois, vingt-quatre heures par jour ; pendant deux mois de l'année, avant les sécheresses, il ne peut moudre que six heures, et chôme entièrement pendant quatre mois … ».
«
Le moulin de Marigny peut moudre toute l'année. Pendant six mois, il peut aller vingt-quatre heures; pendant les six autres mois, il n'irait que le quart du temps… ».