François PERNETTE

François Pernette est né le 28 avril 1891, à Mont St Vincent. Il fait 3 ans de service militaire, et vient juste de finir, comme toute la classe 1911, avant d’être remobilisé le 2 Août 1914, sous le matricule 4059.
Il est rappelé au 256° régiment d’infanterie comme soldat de 2ème classe. Son régiment est un régiment de réserve constitué à Chalon sur Saône en 1914 et dissous en juin 1918. Il est issu du 56e RI. Chaque régiment d’ « active » doit créer à la mobilisation un régiment de réserve dont le N° est le sien + 200.
 Nous n’avons pas pu retrouver le journal des opérations militaires du 256e sur le site « mémoiredeshommes ». Ce journal n’existe pas dans les archives de la défense nationale. Il a vraisemblablement été détruit pendant le conflit. Mais nous pouvons tout de même suivre la trajectoire de ce régiment qui a dû mener des opérations sur tout le front, ou presque.

Pernette

Voici un bref historique de ce qu’a connu François Pernette

Il est d’abord caserné à Chalon sur Saône avant d’être envoyé sur le front Est des Vosges pour enrayer la poussée allemande.

Artois : le régiment en octobre 1914 est transporté en Artois, puis en

Belgique à partir du 5 janvier 1916.

La Somme

On a besoin du 256e RI sur le front de la Somme à partir de Juin 1916. Si François a survécu jusque là, les tranchées devant Maucourt, qu’il va connaître jusqu’au 14 mars 1917, vont être si terribles qu’il en sortira très affaibli.

Dans ces tranchées, il subira « une émission de gaz effectuée par nous, à la suite d’une brusque saute de vent, qui nous occasionne de lourdes pertes ». Il est gazé à Guerbigny en septembre, subit à Chilly tellement « de bombes à ailettes que les  boyaux s’effondrent ».

 C’est au dessus de lui que, le 23 septembre, « le sous-lieutenant GUYNEMER réussit à abattre coup sur coup 3 avions allemands dont un tombe en flamme dans nos positions, pendant qu’un quatrième est détruit par notre artillerie »

Le 24 janvier le régiment est relevé.pernett fiche

Il se rend sur les routes verglacées, à La Faloise, par un froid extrêmement rigoureux. Il y séjourne jusqu’au 3 février. L’embarquement du régiment, en direction de l’Ain a lieu gare de Breteuil (oise).

Nous pensons que François n’a pas pu revenir sur ces lignes arrières, car sa fiche individuelle indique qu’il est mort à l’Hôpital Bligny, commune de Briis sous Forges ( en Seine et Oise, au sud ouest de Paris) d’une tuberculose pulmonaire le 8 avril 1917.

Il avait 26 ans et a été  presque 6 ans sous les drapeaux et a connu 32 mois de conflit sur tous les fronts.

  Son régiment connu encore le front d’Alsace en mars 1917 puis celui de Champagne en Août 1917.