Nos poilus, morts pour la France pendant la grande guerre

monument1Pour suivre nos braves poilus de Marigny, il faut comprendre l’évolution de la guerre de 1914 à 1918, les déplacements des troupes et se rappeler des grandes batailles.
A travers le parcours de chacun de nos morts, vous verrez que les soldats, issus de notre  village, forment  un échantillon représentatif des combattants, sur tous les fronts, dans les pires batailles. Leur parcours est différent, la cause de leur mort également, seul leur destin est le même.monument2
Sur les 15 « morts pour la France », 6 furent tués au combat, 4 décédèrent des suites de leurs blessures, 1 disparut, 4 moururent de maladies (typhoïde, rougeole, tuberculose, grippe espagnole). Le plus jeune est mort à 19 ans, les deux plus anciens à 37 ans. 4 sont tombés après 2 ou 3 mois de conflit, 4 ont résisté plus de 2 ans, 1 a été tué après 41 mois de guerre.
Nous avons essayé, à travers l’histoire de chacun, au front, de réveiller le souvenir de ces hommes, dont le nom est gravé dans la pierre de notre monument aux morts.
C’est grâce à l’ouverture des archives de l’armée que nous avons pu tenter modestement de redonner « humanité » à ces soldats qui se sont sacrifiés pour préserver nos libertés.

Les mouvements sur le front occidental :
mobilisationLorsque la guerre éclate, les contemporains sont persuadés que la guerre sera courte. Les plans de campagne français et allemand sont prêts. Le plan français prévoit d’attaquer en Alsace et en Moselle pour foncer ensuite sur Berlin. Le plan Allemand prévoit de rééditer la victoire de 1871, donc d’envelopper Paris en déferlant par les plaines de Belgique, du Nord de la France et la Picardie.
On comprend que la presque totalité des régiments de nos poilus soit rapidement engagée dans les Vosges, l’Alsace puis la Meuse.

C’est la bataille de la Marne et la volte face de l’armée française en déroute qui enterre le plan Allemand à son tour.
Alors c'est une période « course à la mer » dans laquelle chaque armée tente de déborder l’autre en remontant vers la Manche, puis le front se fixe avec l’invention des tranchées qui met un terme à la guerre de mouvement.

En 1915, les Français lancent de grandes offensives : Artois, Champagne, qui ne cassent pas les défenses Allemandes. La riposte ennemie de Verdun en février 1916 est elle aussi sans succès.

En juillet 1916, nouvelle tentative française, c’est la grande bataille de la Somme. Aucun résultat, sauf a nouveau un grand massacre. Il faut attendre le lamentable échec du « Chemin des dames » en avril 1917, à l’initiative de Nivelle pour que les généraux français comprennent que la « percée » est un mythe, dans une situation d’équilibre des forces en présence.

Le front occidental ne sera jamais percé, même en 1918, sous les terribles assauts allemands, même sous l’effet de l’offensive générale déclenchée par Foch.

L’intervention des alliés américains et des chars est décisive. Première percée, de 15 km, le 8 Août en Picardie, puis l’offensive générale est déclenchée à 3 endroits en même temps : en Flandre, entre Cambrai et Reims et dans l’Argonne. Une semaine plus tard, le président Wilson reçoit, via la Suisse, une demande d’armistice. Elle sera signée le 11 novembre 1918.
le front